PRATIQUES PROFESSIONNELLES

L'approche du métier.

Formée à travailler sur des peintures, soit sur des biens en 2 dimensions, je restaure :
- des tableaux (peintures de chevalet),
- des peintures murales (souvent appelées "fresques"),
- des toiles marouflées (soit "collées" aux murs).
La mise en oeuvre de ces peintures présente de nombreux points communs auxquels s'ajoutent des spécifictés techniques. Dans tous les cas techniques, l'analyse et la méthodologie sont les mêmes :
- un constat d'état est établi,
- un diagnostic est posé,
- des propositions techniques chiffrées sont proposées.
La discussion avec les propriétaires et la tutelle scientifque permet de faire les choix adaptés à chaque bien.Nous travaillons avec le souci de la réversibilité des interventions, de la stabilité des matériaux employés et la lisibilité du travail effectué, soit visuellement, soit par le biais de la documentation qui est systématiquement associée à la restauration.

 
Formée dans une école publique de conservation restauration des biens culturels, j’interviens principalement sur des biens publics. Après avoir exercé mon métier pendant 5 ans à Paris, j’ai installé mon atelier à Crémieu (Isère) en 2005. Ma zone d’intervention est concentrée en région Auvergne-Rhône-Alpes, sauf exceptions. Je travaille après avoir établi un devis ou répondu à un marché public, pour la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, un musée, un conseil général, une commune, une paroisse ou une association à laquelle la maitrise d’œuvre a été déléguée…
Mon activité varie entre travail individuel et travail en groupes, avec la participation à des groupements constitués pour répondre à des marchés publics de peintures de chevalet et de peinture murale, en tant que mandataire ou que co-traitante.
L’entreprise individuelle s’est transformée en SARL en 2014 pour permettre une évolution des activités.
Travailler à la fois sur des tableaux et sur des décors permet d’alterner :
- le travail individuel,
- le travail en équipe,
- le travail en atelier,
- le travail sur site,
- le travail sur de petits formats,
- la prise en considération de sites entiers.
Cette alternance développe la faculté d'adaptation et stimule l'intérêt porté au métier, qui échappe ainsi à la routine.
L’atelier à Crémieu est de petite taille. Il est équipé pour le traitement des peintures de chevalet dont la taille ne dépasse pas 2,5 m2
Quand des œuvres de plus grande taille nous sont confiées, nous exécutons les prestations :
  • soit chez des confrères ou consoeurs partenaires, dont l’aide est de toute façon indispensable pour le traitement des grands formats.
  • soit dans des locaux spécifiques, comme ce fut le cas pour la paire de tableaux de Claudio Francesco Beaumont, Alexandre et Annibal, 313 x 611 cm, appartenant au musée de Chambéry qui ont été traités dans une chapelle de la ville pour des raisons d’assurance et en raison de l’intérêt d’une médiation pour la ville et ses habitants.
Pour les peintures murales ou les toiles marouflées, nous intervenons sur site. Une équipe de collaborateurs est alors constituée pour être plus efficaces, pour intervenir dans des délais raisonnables et pour travailler en sécurité sur les échafaudages. L’intervention in situ permet aussi pour le propriétaire de faire de la médiation autour du bien culturel et de la pédagogie auprès des habitants.

L’intervention sur site est toujours une aventure technique et humaine très riche, parce que la prise en compte des paramètres matériels et humains est capitale : il s’agit de comprendre non seulement comment la peinture a été mise en œuvre et pourquoi elle s’est dégradée, mais aussi de savoir comment elle sera entretenue, visible, surveillée… la mise en valeur de biens culturels publics est toujours un travail collectif où il est primordial d’associer les habitants.
 
Le travail en équipe est obligatoire en hauteur (échafaudages et échelles) donc sur les chantiers. 
Au delà de la réglementation, le travail en équipe permet d'additionner les compétences et de confronter les points de vue.L'expérience a montré que la réflexion à plusieurs permet de trouver les solutions adaptées au cas de figure, grace à la réflexion collective.
Les analyses sont partagées avec le propriétaire et la tutelle scientifique pour décider des options à mettre en oeuvre.
Les équipes sont constituées au cas par cas pour s'adapter aux marchés, avec des confrères diplômés ou habilités et expérimentés.
 
Pour faire l'étude d'un décor ou pour restaurer un ensemble, je constitue une équipe de confrères diplômés et expérimentés dont les spécialités permettent de traiter tous les éléments du décor (peintures, sculptures, dorure, vitraux...). Le lot échafaudage peut aussi être géré par l'équipe des restaurateurs pour s'adapter parfaitement aux besoins. C'est le mandataire qui gère les spécialités, les délais, le matériel...
L'acheteur a donc un interlocuteur unique pour davantage de simplicité.
Les propriétaires de biens culturels ont parfois besoin d’aide pour faire restaurer leur bien : pas facile d’écrire un cahier des charges avant de lancer un marché pour la restauration d’un décor peint ou d’une peinture. Je propose à ces propriétaires de les accompagner dans la réflexion de la procédure à mettre en œuvre, la rédaction du DCE et le suivi des prestations (Assistance à la Maîtrise d'Ouvrage) .
 
Etablissement des prix
Les montants des offres sont établis par rapport au temps et aux moyens nécessaires aux opérations. Restaurer une œuvre peut être long si les altérations sont nombreuses mais ça peut aussi être une opération courte, comme pour une campagne de nettoyage sur des œuvres en bon état. Les devis sont établis précisément et argumentés.

Travail solo ou en équipe ?
Travailler en équipe ne revient pas plus cher que de travailler seul, parce que les devis sont estimés en nombre de jours/homme. Le travail en équipe permet au contraire de réfléchir et de manipuler à plusieurs et de trouver les solutions les plus adaptées grâce à l'intelligence collective. L'expérience montre que souvent, travailler en équipe permet de gagner du temps ! 
 

MÉDIATION

Parce que parler du métier est indispensable.

Parce que parler du métier est indispensable quand on on travaille sur du patrimoine public, je présente volontiers les opérations effectuées ou les études réalisées.
 

  • 2016 : Journées auropéennes du patrimoine, église du Sacré coeur, Bourg-en-Bresse, présentation de la restauration de la Crucufixion de jean Scohy.
  • 2016 : série de visites autour de la Naissance de la Vierge,  peinture grand format (188 X 356 cm) et de son cadre, commune d'Eyzin-Pinet, avec Philippe Boulet, mai-juin 2016. 
  • 2015 : rencontre avec les professionnels du musée de Bourgoin-Jallieu, dimanche 1er mars, Agnès Félard, chargée des collections et Caroline Snyers, conservatrice restauratrice de peintures.
  • 2014 Étudier et documenter les objets d’art, Bourg-en-Bresse, 18 octobre 2014
    Paroles de restauratrices du patrimoine, avec Pascale Deloddère.
  • 2013 Château de Chazey,
    présentation de l’étude de la salle des Ancêtres aux élus de la communauté des communes de la plaine de l’Ain, avec Pascale Deloddère.
  • 2012 Musée des Beaux-Arts de Chambéry
    Le métier des conservateurs-restaurateurs à la loupe, jeudi 27 septembre.
  • 2011 Commune de Mézériat,
    présentation de quatre restaurations de peintures sur toile au conseil municipal, 17 janvier.
  • 2011 Aménager avec lhistoire, partages dexpériences autour du prieuré de Saint-Martin-de-Misé, mairie de Montbonnot-Saint-Martin, vendredi 23 septembre 2011, avec Alain de Montjoye et Claire Bigand, archéologie et décors peints.
  • 2011 La formation publique des conservateurs-restaurateurs : actualité et perspectives, 12 mai 2011,
    participation à la table ronde de la FFC-R.
  • 2008 La place des femmes dans la création artistique, festival pluri’elles, Voiron conférence au musée Mainssieux avec Colette Vicat-Blanc

Collaborations

Les opérations de conservation restauration se pratiquent mieux en collectif. Dans les opérations in situ, être en équipe est une nécessité pour la sécurité et un bienfait pour l’efficacité et la réflexion.
Les équipes sont montées de préférence avec des confrères locaux, ce qui permet aussi de mutualiser le matériel. Occasionnellement, des confrères d’autres régions sont appelés pour leurs compétences spécifiques ou leur disponibilité.

Il s’agit donc d’un réseau essentiellement local, regroupant plusieurs spécialités, tous diplômés d’écoles publiques, qui grandit selon les besoins et qui se retrouve sous la bannière de la Fédération Française des professionnels de la Conservation restauration (FFC-R), dont nous sommes membres.
 

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